Annick Van Couwenberg : rencontre avec l’actrice et scénariste belge qui rayonne à Cannes
Je vous emmène à la rencontre d’une femme qui jongle entre les caméras et l’écriture avec une aisance déconcertante. Annick Van Couwenberg est de ces artistes qui ne se contentent pas d’un seul rôle dans l’industrie : actrice reconnue dans plusieurs séries télévisées flamandes à succès, elle est aujourd’hui aussi scénariste et porte deux projets ambitieux qu’elle défend personnellement sur la Croisette. Une trajectoire inspirante que je trouve particulièrement parlante pour toutes les femmes qui hésitent encore à embrasser plusieurs casquettes dans leur vie professionnelle.
Une actrice multi-projets à la trajectoire singulière
L’actrice Annick Van Couwenberg a mené plusieurs projets de front. Elle a joué dans les séries télévisées à succès Vloglab #Stories et Billie vs. Benjamin. Elle a également participé à des épisodes de la série « Move On », diffusée sur VTM Go, ainsi qu’à la série « Dertigers », diffusée sur VRT1 et VRTMAX, dont la version en ligne a été visionnée des millions de fois.
Une nouvelle casquette : la scénarisation
Ce qui rend son profil particulièrement intéressant aujourd’hui, c’est qu’elle ne se cantonne plus au jeu. Avec sa coscénariste Trees Goethals, elle développe désormais ses propres projets. Et elles ne font pas les choses à moitié : direction le Festival de Cannes pour y trouver des partenaires de production.
| Projet | Genre | Statut |
|---|---|---|
| No Work Today? | Film feelgood / Noël | Recherche de partenaires |
| Série néo-noir (titre à venir) | Néo-noir / suspense | Écriture en cours |
Un film feelgood de Noël au cadre tropical
Le premier projet qu’elle défend à Cannes est un long-métrage qui détonne dans le paysage habituel des films de fin d’année.
De quoi parle votre film ?
Vous et la coscénariste Trees Goethals serez présentes au festival de Cannes pour y trouver des partenaires pour votre film. De quoi parle votre film ?
Il s’agit d’un film feelgood avec une touche de Noël, intitulé No Work Today?. Il raconte l’histoire d’Isabelle et de son mari Hugo, un bourreau de travail, qui tentent de se rapprocher dans un décor de Noël tropical. Mais cela s’avère plus difficile que prévu, et heureusement, ils peuvent compter sur l’aide de la famille chaleureuse, excentrique et chaotique de Giovanni Dimarco, un collègue d’Hugo. C’est un film familial chaleureux, dans le style de The Holiday ou Love Actually, mais avec une touche plus européenne.
Pourquoi avoir choisi ce cadre ?
Pourquoi avoir choisi ce cadre ?
Eh bien, nous voulions apporter notre touche personnelle au thème de Noël. Nous commençons dans l’ambiance classique et familière du Noël européen, puis l’histoire se poursuit dans un décor tropical. C’est quelque chose à quoi nous ne sommes pas habitués : les températures chaudes et Noël sont deux concepts opposés dans notre façon de penser européenne. Or, le film traite justement du changement et de l’acceptation des différences chez les autres. Nos quatre personnages principaux évoluent tous de manière significative et doivent sortir de leur zone de confort. Le cadre tropical renforce cette idée.
Une série télévisée néo-noir en préparation
Le deuxième projet d’Annick Van Couwenberg est encore plus audacieux. On change complètement de registre.
De quoi s’agit-il ?
Vous travaillez également sur une série télévisée. De quoi s’agit-il ?
C’est une histoire à la fois sexy et élégante qui raconte l’histoire d’un homme qui, après avoir touché le fond, redécouvre l’estime de soi et le bonheur en appliquant à la vie réelle des citations entendues dans un club échangiste. Nous souhaitons créer une histoire alliant une pensée magique née du désespoir, des scènes sensuelles et raffinées qui font avancer l’intrigue, ainsi qu’un personnage charismatique et malchanceux qui emmène les spectateurs dans un voyage fait de rires, de larmes, de tromperies, d’efforts communs pour se relever et d’une fin heureuse. Nous avons rédigé un synopsis et commencé à établir la chronologie de notre scénario avant de nous lancer dans l’écriture.
Les atouts de cette série néo-noir
Le genre néo-noir est un excellent moyen de captiver le public ; de nombreuses séries de suspense et de thriller attirent régulièrement un large public. Quels sont les atouts de cette série ?
Sans aucun doute l’écriture, qui adopte le point de vue de notre personnage principal, un réfugié animé des meilleures intentions et profondément attaché à la nouvelle communauté qu’il a trouvée. C’est l’outsider que l’on a envie de voir réussir à se construire une vie meilleure. Parce qu’il le mérite. Nous utilisons des flashbacks sur la vie qu’il a perdue, et les téléspectateurs se tiendront à ses côtés lorsqu’il devra surmonter des obstacles et des trahisons pour retrouver l’amour et une existence meilleure. Vous le soutiendrez tout au long de la série, vous vous sentirez mal pour lui lorsqu’il fera face à l’adversité, et vous serez heureux pour lui lorsqu’il atteindra ses objectifs. Et il y aura des coups bas… De plus, nous voulons créer une atmosphère particulière grâce à une cinématographie néo-noir qui rendra l’expérience visuelle plus intense.
Cannes et Venise : deux festivals, deux ambiances
Annick Van Couwenberg fréquente la Croisette depuis plusieurs années. Voici son ressenti après toutes ces éditions.
Le contact avec les investisseurs à Cannes
Comment entrez-vous en contact avec des investisseurs potentiels à Cannes ?
Nous avons contacté plusieurs sociétés de production dont nous savons qu’elles ont participé au Festival de Cannes lors des éditions précédentes. Elles ont reçu nos dossiers de présentation et nous prévoyons de les rencontrer au Marché du Film, alors croisons les doigts.
Son impression du festival
Vous participez au Festival de Cannes depuis plusieurs années maintenant. Quelle est votre impression du festival après toutes ces expériences ?
Cannes est emblématique. C’est un festival de cinéma au cadre et à l’ambiance uniques. On ne sait jamais qui on va croiser ni quelles nouvelles relations vont se nouer naturellement. Il est bien organisé, mais le lieu peut être assez impressionnant quand on y participe pour la première fois. Heureusement, on reçoit de bons conseils pour s’y repérer le plus efficacement possible. Le festival de cinéma, c’est avant tout une affaire de gros business, mais aussi, d’une certaine manière, d’imprévus. Et ces dernières années, Cannes s’est ouvert davantage aux différents genres. Le festival accueille aussi bien les grandes productions que les films d’art et d’essai et les productions indépendantes, ce qui en fait un mélange très intéressant de professionnels que l’on peut croiser.
Et Venise ?
Serez-vous également au Festival du film de Venise ?
Oui. Je suis allée à Venise pour la première fois l’année dernière et je suis immédiatement tombée amoureuse de ce festival. Il y règne une ambiance plus chaleureuse et conviviale. Très décontracté, ce que j’ai beaucoup apprécié. Il n’y a absolument aucune distinction entre les professionnels de premier plan et les nouveaux cinéastes là-bas. Ils s’assoient simplement les uns à côté des autres, ce qui crée un autre type de mélange et des rencontres inattendues qui semblent se produire sans effort à Venise. Et bien sûr, les bateaux et l’architecture vénitienne apportent leur propre caractère à ce festival. Je pense que Venise restera l’un des festivals auxquels je souhaite assister chaque année, tout comme Cannes.





