Les trous dans la peau du visage, ces petites cicatrices d’acné qui nous pourrissent la vie, j’en ai bavé pendant des années. Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous tout ce que j’ai appris, testé, et ce qui a vraiment marché pour moi. Parce que franchement, quand on se retrouve avec ces marques sur le visage, on se sent un peu perdu et on ne sait pas trop par où commencer.
Sommaire
- Comprendre d’où viennent ces satanés trous
- Les différents types de cicatrices (et pourquoi c’est important)
- Mon expérience personnelle avec les traitements
- Les solutions qui fonctionnent vraiment
- Ce que j’aurais aimé savoir plus tôt
- FAQ : vos questions les plus fréquentes
Comprendre d’où viennent ces satanés trous
La vraie raison derrière ces marques

Je me souviens encore du jour où j’ai réalisé que mes boutons d’ado avaient laissé des traces permanentes. J’étais devant mon miroir, la lumière du matin qui tapait sur mon visage, et là, catastrophe. Ces petits trous, ces creux dans la peau, ils étaient bien là pour rester.
Au début, je ne comprenais pas vraiment ce qui s’était passé. J’avais fait comme tout le monde, j’avais percé mes boutons (grosse erreur, je sais maintenant), j’avais mis de la crème asséchante, et j’avais attendu que ça passe. Sauf que voilà, mon acné était plus coriace que prévu. Les boutons enflammés, ceux qui font vraiment mal, avaient détruit le collagène de ma peau en profondeur. Résultat : des cratères miniatures sur mes joues.
Ce que j’ai découvert plus tard, c’est que notre peau essaie de se réparer toute seule après l’inflammation. Mais parfois, elle n’y arrive pas correctement. Elle produit soit trop peu de collagène (d’où les trous), soit trop (et là on se retrouve avec des cicatrices en relief). Dans mon cas, c’était clairement la première option.
Les différents types de cicatrices (et pourquoi c’est important)
Identifier son type de cicatrice pour mieux traiter
Alors là, j’ai eu toute une révélation quand j’ai compris qu’il n’y avait pas qu’un seul type de « trou » dans la peau. Mon dermato m’a expliqué tout ça, et franchement, ça a changé ma façon d’aborder le problème.
| Type de cicatrice | À quoi ça ressemble | Niveau de difficulté à traiter |
|---|---|---|
| Ice pick | Des trous profonds et étroits, comme si on avait planté un pic à glace | Difficile (les miennes étaient comme ça) |
| Boxcar | Des creux larges avec des bords nets, plutôt carrés | Moyen |
| Rolling | Des ondulations dans la peau, comme des vagues | Plus facile |
Moi, j’avais un joli mélange des trois, mais surtout des ice pick sur les joues. Pas jolie à voir, je vous assure. Le pire, c’est que selon le type de lumière, ça se voyait plus ou moins. Les jours ensoleillés étaient mes pires ennemis.
Mon expérience personnelle avec les traitements
Les premiers essais (et les échecs)

J’ai commencé par ce que tout le monde fait : les crèmes miracles vendues en pharmacie. J’ai dépensé une fortune dans des produits au rétinol, à la vitamine C, aux acides de fruits… Franchement, au bout de six mois, j’ai vu une légère amélioration sur la texture générale de ma peau, mais mes trous ? Toujours là, bien présents.
Bizarrement, c’est ma cousine qui m’a parlé du microneedling. Elle avait fait ça pour ses vergetures et elle me disait que ça marchait aussi pour les cicatrices d’acné. J’ai eu envie d’essayer, mais pas de praticien qualifié autour de chez moi à l’époque. Du coup, j’ai acheté un dermaroller sur internet (0,5mm pour commencer).
Les premières séances à la maison, c’était… intense. Ma peau était rouge comme une tomate pendant deux jours après chaque session. Mais au bout de trois mois, je commençais à voir une différence. Mes cicatrices les moins profondes s’estompaient doucement.
Le tournant avec les traitements professionnels
Un jour, j’ai craqué. J’ai pris rendez-vous chez un dermatologue spécialisé dans les cicatrices d’acné. Le prix m’a fait mal (300 euros la consultation), mais j’en pouvais plus. Il m’a proposé un plan d’attaque :
- Laser CO2 fractionné pour les cicatrices profondes
- Peeling TCA entre les séances de laser
- Microneedling professionnel avec radiofréquence
Le laser, ça a été le game changer pour moi. La première séance, j’étais terrifiée. Le médecin m’avait mis une crème anesthésiante une heure avant, mais j’avais quand même peur de la douleur. En fait, c’était supportable, comme des petites piqûres d’aiguille chaudes. Par contre, les jours qui ont suivi… Mon visage était en mode « coup de soleil puissance 1000 ». J’ai dû rester chez moi une semaine, la peau qui pelait par plaques. Pas glamour du tout.
Mais quand la peau s’est régénérée, là, wow. Pour la première fois depuis des années, je voyais une vraie amélioration. Les trous les plus superficiels avaient quasi disparu, et les plus profonds s’étaient nettement atténués.
Les solutions qui fonctionnent vraiment
Ce qui a marché pour moi (et ce qui pourrait marcher pour vous)
Après deux ans de bataille contre mes cicatrices, voici ce qui a vraiment fait la différence :
Les traitements professionnels qui valent le coup :
- Le laser CO2 fractionné (3 séances à 6 mois d’intervalle)
- Le microneedling avec PRP (plasma riche en plaquettes – on utilise votre propre sang)
- Les peelings moyens à profonds (mais attention, peau sensible s’abstenir)
Pour l’entretien à la maison, j’ai développé une routine qui maintient les résultats. Tous les soirs, j’applique du trétinoïne (sur ordonnance), et deux fois par semaine, je fais un peeling doux aux acides AHA/BHA. Le matin, vitamine C et protection solaire SPF 50 obligatoire. Cette protection solaire, c’est vraiment crucial. Sans ça, tous vos efforts peuvent partir en fumée.
J’ai aussi testé le dermarolling à la maison entre les séances pro. Franchement, ça aide à maintenir les résultats, mais il faut être super rigoureux sur l’hygiène. Je désinfecte mon roller avant et après chaque utilisation, et je ne le partage avec personne.
Les erreurs à éviter absolument
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise dès le début :
- Ne jamais faire de traitement agressif en été (j’ai fait cette erreur, bonjour l’hyperpigmentation)
- Arrêter de toucher et tripoter sa peau constamment
- Ne pas espérer des miracles en deux semaines (ça prend des mois, voire des années)
Ce que j’aurais aimé savoir plus tôt
La patience est vraiment une vertu
Si je devais donner un seul conseil à mon moi du passé, ce serait : « Accroche-toi, ça va prendre du temps mais ça va marcher ». J’ai passé des mois à pleurer devant mon miroir, à annuler des sorties parce que je ne me sentais pas capable d’affronter le regard des autres.
Aujourd’hui, mes cicatrices ne sont pas complètement parties. Mais elles sont 80% moins visibles qu’avant. Et surtout, j’ai appris à vivre avec. Je ne les cache plus sous des tonnes de fond de teint. Parfois, quand je croise quelqu’un avec les mêmes marques, on échange un regard complice. On sait tous les deux par quoi on est passés.
Mon copain me dit souvent qu’il ne les voit même plus. Au début, je pensais qu’il disait ça pour me faire plaisir, mais maintenant je le crois. Parce que moi aussi, je les oublie de plus en plus souvent.
L’importance du soutien psychologique
Un truc dont on ne parle pas assez : l’impact psychologique de ces cicatrices. J’ai fait quelques séances avec une psy spécialisée dans les problèmes de peau. Ça m’a fait autant de bien que les traitements physiques, clairement. Elle m’a aidé à accepter que ma peau ne serait jamais parfaite, et que c’était OK.
On a travaillé sur ma tendance à me focaliser sur mes défauts. Avant, je pouvais passer une heure devant le miroir à examiner chaque pore. Maintenant, je me regarde, je me souris, et je passe à autre chose. C’est con, mais ça change tout.
FAQ : vos questions les plus fréquentes
Combien ça coûte vraiment de traiter les cicatrices d’acné ? Alors là, préparez votre portefeuille. Pour mon parcours complet (3 lasers, 5 microneedling, plusieurs peelings), j’ai dépensé environ 4000 euros sur deux ans. Mais on peut commencer avec moins, genre 1000-1500 euros pour voir si ça fonctionne sur notre peau.
Est-ce que ça fait mal ? Le laser CO2, oui, c’est désagréable même avec l’anesthésie. Le microneedling, c’est supportable. Les peelings, ça pique mais c’est rapide. Franchement, la douleur post-traitement est plus chiante que le traitement lui-même.
Combien de temps avant de voir des résultats ? Minimum 3 mois pour des résultats visibles, mais les vraies améliorations arrivent après 6 mois à 1 an. La peau met du temps à produire du nouveau collagène.
Est-ce que les cicatrices peuvent revenir ? Non, une fois traitées, elles ne reviennent pas. Mais si vous continuez à avoir de l’acné sévère, vous pouvez développer de nouvelles cicatrices.
Peut-on tout faire disparaître à 100% ? Soyons honnêtes : rarement. On peut améliorer de 50 à 80% dans la plupart des cas. Certaines personnes chanceuses arrivent à 90-95%, mais c’est rare pour les cicatrices profondes.
À partir de quel âge peut-on commencer les traitements ? Les dermatologues recommandent d’attendre que l’acné soit sous contrôle, généralement après 18-20 ans. Traiter des cicatrices pendant qu’on a encore de l’acné active, c’est comme vider l’eau d’un bateau qui coule sans boucher le trou.





